Quand les forces de l’empire de l’AFJEL contre-attaquent, la sonnette d’alarme ne tarde pas à retentir !

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L’ACJEL en a ras le bol et souhaite que les choses changent un peu ! Comment lui en vouloir quand le marché des jeux d’argent virtuels canadien est encore à la traîne par rapport à d’autres marchés européens largement en avance? Toutefois, attention, pas de confusion ! Il s’agit ici de l’ACJEL, l’Association canadienne des jeux en ligne, et non pas d’iGaming Ontario (iGO), l’organisme public qui encadre l’iGaming dans la province, épaulé par la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO). Vous l’avez compris c’est le clash des titans, et après les nombreux ajustements réglementaires d’iGO et de la CAJO, le camp adverse contre-attaque ! Alors en quoi consiste le cahier des doléances de cet organisme pro jeux d’argent virtuels au Canada ? Nous avons décrypté le tout pour vous donner une petite idée du niveau d’ébullition sur le marché, car c’est l’été et les esprits s’échauffent ! Voilà quels sont les raisins de la colère !

Pourquoi est-ce que l’ACJEL s’énerve ?

Pour l’ACJEL, c’est sans appel, il est absolument nécessaire que les grands esprits canadiens se rencontrent pour revoir la législation actuellement en place relative aux jeux d’argent virtuels. Pourquoi maintenant ? Les opérateurs qui sont à l’origine de cette association, à savoir Bet99, NorthStar Bets, Rivalry, Sports Interaction et BetMGM vous diront que, depuis l’ouverture du marché réglementé en Ontario en 2022 et les tentatives d’harmonisation ailleurs au pays, le constat est quelque peu déconcertant !

«L’arme secrète de l’Association canadienne du jeu, c’est leur solution radicale qui consiste en de nombreux changements législatifs pour permettre aux offres de jeux légales au Canada de créer 2 000 emplois sur une période de deux ans !»

L’ACJEL demande une régulation plus stricte et mieux harmonisée du secteur par les autorités provinciales pour permettre aux établissements en règle de véritablement prospérer. Avec une concurrence extrêmement rude, l’ACJEL souhaite que les pouvoirs publics parviennent à réguler les casinos en ligne pour leur permettre d’étendre encore plus leurs activités. Bien entendu, cette mesure n’affectera en rien les établissements de jeux terrestres, puisqu’elle vise à réguler le monde virtuel des jeux d’argent et de hasard. C’est assez étonnant, sachant que la plupart des autres juridictions européennes poussent pour le contraire de ce que propose l’ACJEL.

L’arme de dernier recours

L’arme secrète de l’ACJEL, c’est sa solution radicale qui consiste en de nombreux changements législatifs pour permettre aux offres de jeux légales au Canada de créer 2 000 emplois sur une période de deux ans ! Nul besoin de vous dire que les politiques raffolent de cet argument, dans un contexte où la création d’emplois et l’innovation numérique sont scrutées de près. Un autre projet suggéré par l’ACJEL serait de troquer la taxe prélevée par les opérateurs sur les mises des joueurs, pour une taxe que les pouvoirs publics prélèveraient sur le chiffre d’affaires (ou le produit brut des jeux) de ces grandes enseignes. C’est un pari risqué, mais cela prouve que les opérateurs réunis sous l’ACJEL se trouvent au pied du mur ! L’association va même jusqu’à en vouloir aux gouvernements provinciaux, qui favorisent les sociétés d’État comme Loto‑Québec et l’OLG, créant inévitablement une concurrence déloyale, qui participe à de nombreuses pertes dans le domaine et à la stagnation du marché canadien déjà très en retard en comparaison à ses voisins européens!