Joyeux anniversaire à la libéralisation du marché des jeux en ligne ! Alors, le bilan après 5 ans ?
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Le temps passe vite quand on s’amuse, et en l’occurrence lorsque l’on s’amuse sur les sites de jeux en ligne au Canada ! Depuis la modernisation du cadre légal — légalisation des paris sportifs à événement unique en 2021 et ouverture d’un marché réglementé en Ontario en 2022 — il est grand temps de dresser le bilan. Alors plutôt positif ou négatif ? Nous avons sélectionné les trois points majeurs sur lesquels nous avons constaté des changements importants. Entre nostalgie et progrès notre cœur balance et pas seulement le nôtre, mais celui des nombreux acteurs de ce marché en pleine mutation (voir la liste en cliquant ici).
Où sont les acteurs du marché ?
L’écosystème canadien des jeux en ligne est fragmenté par province. En Ontario, l’AGCO et iGaming Ontario encadrent l’offre privée, tandis que des sociétés de loterie provinciales opèrent ailleurs (BCLC en Colombie‑Britannique, Loto‑Québec, Atlantic Lottery, etc.). Malgré l’ouverture, le marché reste concurrentiel et loin d’être une mine d’or automatique pour l’économie : redevances, exigences de conformité et coûts d’acquisition pèsent sur les marges. Le nombre d’opérateurs a évolué au gré des entrées, fusions et retraits, avec une tendance à la consolidation. Et si les paris sportifs ont fortement progressé depuis la légalisation des paris à événement unique, le poker en ligne et les paris hippiques — encadrés par l’Agence canadienne du pari mutuel (ACPM) — ont connu une trajectoire plus heurtée.
Mission accomplie contre la fraude et le jeu illégal
«Bien que le souci des pratiques illégales soit encore et toujours d’actualité, notamment sur les jeux de cartes, la protection du consommateur reste optimale !»
Depuis 2021‑2022, les régulateurs provinciaux ont renforcé la surveillance des paris sportifs. En Ontario, l’AGCO et iGaming Ontario imposent des contrôles d’intégrité, des limites sur les types d’événements proposés (notamment l’interdiction des paris impliquant des mineurs) et des obligations strictes de conformité. Ailleurs, les plateformes provinciales appliquent des standards comparables. Les pratiques illégales persistent via des sites offshore, mais la protection des consommateurs s’est nettement améliorée sur l’offre réglementée : vérification d’identité, outils de jeu responsable, limites de dépôt et programmes d’auto‑exclusion. Un point d’attention demeure toutefois l’éducation des joueurs à la légalité des sites : beaucoup ne savent pas toujours si la plateforme qu’ils utilisent est autorisée dans leur province.
L’addiction aux jeux en ligne constante
Effrayante pour certains, sans grande surprise pour d’autres, la conclusion tirée concernant les risques d’addiction aux jeux en ligne au Canada est la suivante : sans grand changement. Alors que certains experts envisageaient l’augmentation des taux d’addiction aux jeux, les rapports de santé publique et de recherche canadiens montrent plutôt une stabilité globale, avec des nuances selon les provinces et les segments. Aucun triomphalisme pour autant : des signaux de hausse parmi les joueurs à risque modéré appellent à la vigilance, au renforcement des dispositifs de prévention et à l’amélioration continue des outils d’aide. Un seul mot : vigilance et rendez-vous dans quelques années !